Cours
Les vitesses maximales›
Hors agglomération : • Autoroute : 130 km/h (110 par temps de pluie). • Route à chaussées séparées (2×2 voies) : 110 km/h (100 sous la pluie). • Route à double sens sans séparateur central : 80 km/h (90 si le département l'a décidé, panneaux à l'appui).
En agglomération : • 50 km/h par défaut. • Zone 30 : 30 km/h. Zone de rencontre : 20 km/h (priorité aux piétons).
Permis probatoire (jeune conducteur) : • Autoroute 110, chaussées séparées 100, route 80.
Conditions dégradées : • Pluie : −20 km/h sur autoroute et voie rapide. • Visibilité inférieure à 50 m (brouillard, neige) : 50 km/h maximum partout.
Les priorités›
Ordre de priorité (du plus fort au plus faible) :
- Les forces de l'ordre et l'agent qui règle la circulation.
- La signalisation (feux, panneaux).
- La règle de la priorité à droite.
Règles clés : • Priorité à droite : sans signalisation, on cède à celui qui vient de droite. • STOP : arrêt complet obligatoire, puis céder le passage à tous. • Cédez le passage (triangle pointe en bas) : céder sans forcément s'arrêter si la voie est libre. • Feu rouge : arrêt ; orange : s'arrêter sauf si l'arrêt n'est plus possible en sécurité. • Un agent prime sur les feux et les panneaux.
Giratoire : on cède le passage aux véhicules déjà engagés sur l'anneau. Véhicules prioritaires (sirène + gyrophare bleu) : on leur cède toujours le passage.
Le permis à points›
Capital de points : • Permis classique : 12 points. • Permis probatoire : 6 points au départ, puis +2 points/an sans infraction (+3 si conduite accompagnée), jusqu'à 12.
Retraits fréquents : • −1 : excès de vitesse inférieur à 20 km/h. • −3 : téléphone tenu en main, non-port de la ceinture, franchissement d'une ligne continue. • −4 : non-respect d'un feu rouge ou d'un STOP, refus de priorité. • −6 : excès ≥ 50 km/h, alcool ≥ 0,5 g/L, conduite après usage de stupéfiants.
Récupération : • Reconstitution totale après un délai sans infraction (2 ou 3 ans selon la gravité). • Stage de sensibilisation : +4 points (une fois par an maximum). • Solde à 0 → permis invalidé.
Alcool et stupéfiants›
Seuils d'alcoolémie : • Permis classique : 0,5 g/L de sang (0,25 mg/L d'air expiré). • Permis probatoire et transport en commun : 0,2 g/L (équivalent « zéro verre »).
Sanctions alcool : • 0,5 à 0,8 g/L : contravention — 135 € et −6 points. • ≥ 0,8 g/L : délit — jusqu'à 4 500 €, −6 points, suspension ou annulation, voire prison.
Stupéfiants : • Tolérance zéro : c'est un délit, quel que soit le taux détecté. • Sanctions lourdes ; le cumul avec l'alcool est aggravant.
À retenir : un verre standard ≈ 0,20–0,25 g/L. L'alcool s'élimine lentement (~0,1–0,15 g/L par heure) — café, douche ou sport n'accélèrent rien.
Distances d'arrêt et de sécurité›
Distance d'arrêt = distance de réaction + distance de freinage.
Méthode du code (on prend le chiffre des dizaines de la vitesse) : • Distance de réaction (≈ 1 s) = dizaines × 3. À 50 km/h : 5 × 3 = 15 m. • Distance de freinage (sol sec) = dizaines². À 50 km/h : 5² = 25 m. • Distance d'arrêt (sol sec) = réaction + freinage. À 50 km/h : 15 + 25 = 40 m.
Sur sol mouillé, la distance de freinage est environ doublée.
Distance de sécurité avec le véhicule devant : au moins 2 secondes (comptez 2 s entre son passage et le vôtre à un même repère).
Les premiers secours (P.A.S.)›
La règle P.A.S. :
- PROTÉGER : baliser, allumer les feux de détresse, couper le contact, écarter le danger — sans se mettre en danger soi-même.
- ALERTER : appeler les secours, message clair (lieu précis, nombre de victimes, état).
- SECOURIR : agir sans aggraver l'état de la victime.
Numéros d'urgence : • 18 : pompiers • 15 : SAMU • 17 : police/gendarmerie • 112 : numéro d'urgence européen • 114 : urgences pour personnes sourdes/malentendantes (SMS).
Gestes : • Victime inconsciente qui respire → Position Latérale de Sécurité (PLS). • Victime qui ne respire pas → alerter, puis massage cardiaque (et défibrillateur si disponible). • Ne jamais déplacer une victime ni retirer le casque d'un motard, sauf danger immédiat (incendie, etc.).
Arrêt et stationnement›
Arrêt vs stationnement : • Arrêt : immobilisation brève, conducteur au volant et prêt à repartir. • Stationnement : immobilisation prolongée.
Stationnements sanctionnés : • Gênant (135 €) : ex. emplacement de livraison, devant un bateau. • Très gênant (135 €) : trottoir, passage piéton, place handicapé, voie cyclable, devant un feu/borne. • Dangereux (135 € et −3 points) : virage, sommet de côte, intersection, passage à niveau. • Abusif : plus de 7 jours au même endroit.
Marquage : une ligne jaune continue au bord de la chaussée = arrêt et stationnement interdits.
Lire les panneaux›
Reconnaître un panneau par sa forme et sa couleur : • Triangle à bord rouge (type A) : DANGER à l'approche. • Rond à bord rouge (type B) : INTERDICTION (sens interdit, limitation, interdiction de dépasser…). • Rond à fond bleu : OBLIGATION (direction obligatoire, vitesse minimale, voie réservée). • Carré ou rectangle à fond bleu (type C) : INDICATION (parking, sens unique, services). • Priorité (type AB) : STOP (octogone rouge), Cédez le passage (triangle pointe en bas), route prioritaire (losange jaune). • Direction : fond vert (grandes liaisons), blanc (local), bleu (autoroute). • Panonceaux (type M) : complètent le panneau placé au-dessus (distance, catégorie, étendue).
Le permis probatoire›
Le permis probatoire concerne tout nouveau titulaire : • Durée : 3 ans (2 ans si conduite accompagnée / AAC). • Capital : 6 points au départ, +2 points/an sans infraction (+3 si AAC) jusqu'à 12.
Obligations spécifiques : • Disque « A » à l'arrière du véhicule. • Alcool : 0,2 g/L maximum. • Vitesses réduites : autoroute 110, route à chaussées séparées 100, route 80.
Une infraction entraînant la perte de 3 points ou plus déclenche un stage obligatoire. Perte de tous les points → permis invalidé, il faut le repasser.
L'éco-conduite›
Conduire plus écologique et plus économique : • Passer les rapports tôt, rouler à bas régime. • Anticiper : lever le pied plutôt que freiner, garder une allure stable. • Couper le moteur à l'arrêt prolongé (le Stop & Start le fait automatiquement). • Vérifier la pression des pneus : un sous-gonflage augmente la consommation. • Alléger le véhicule, retirer galerie et coffre de toit inutiles. • Limiter la climatisation à vitesse élevée.
Bénéfices : moins de carburant, moins de CO₂ et de polluants, moins d'usure. Crit'Air et ZFE : les véhicules les plus polluants peuvent être restreints en ville.
Les équipements obligatoires›
À bord, obligatoires : • Gilet de haute visibilité : à portée de main, dans l'habitacle (pas dans le coffre). • Triangle de présignalisation : à placer environ 30 m avant le véhicule en cas d'arrêt d'urgence. • Plaques d'immatriculation conformes et éclairage de plaque fonctionnel. • Ceinture à toutes les places ; dispositif de retenue adapté pour les enfants jusqu'à 10 ans (ou 1,35 m).
Hiver (zones « loi Montagne », du 1er nov. au 31 mars) : • Pneus hiver OU chaînes/chaussettes à bord, selon la signalisation locale.
Deux-roues : casque homologué et attaché + gants certifiés obligatoires.
Documents et assurance›
Documents à pouvoir présenter lors d'un contrôle : • Permis de conduire valide pour la catégorie. • Certificat d'immatriculation (carte grise). • Justificatif d'assurance (le contrôle se fait surtout via le Fichier des Véhicules Assurés). • Justificatif de contrôle technique à jour (véhicule de plus de 4 ans : tous les 2 ans).
Assurance : • Minimum obligatoire : la responsabilité civile (« au tiers ») — couvre les dommages causés aux autres. • Formules supérieures (tiers étendu, tous risques) : facultatives. • Rouler sans assurance est un délit (amende lourde, suspension, confiscation possible).
L'état du conducteur›
Être en état de conduire : • Fatigue : pause d'au moins 15–20 min toutes les 2 h. Les premiers signes (bâillements, paupières lourdes) imposent l'arrêt — un micro-sommeil de 1 à 4 s, c'est des dizaines de mètres parcourus « les yeux fermés ». • Vue : port des corrections si prescrites (mention « 01 » sur le permis). Le champ visuel se rétrécit quand la vitesse augmente (effet tunnel). • Médicaments : un pictogramme jaune/orange/rouge signale un risque pour la conduite — lire la notice, demander conseil. • Alcool / stupéfiants : voir la fiche dédiée.
L'état du conducteur est le premier facteur sur lequel on peut agir : anticiper, s'hydrater, ne pas conduire fatigué ni sous traitement à risque.
La conduite accompagnée (AAC)›
Trois formules d'apprentissage anticipé : • Conduite accompagnée (AAC) : dès 15 ans, après la formation initiale. Au moins 1 an et 3 000 km avec un accompagnateur, puis examen possible dès 17 ans. • Conduite supervisée : dès 18 ans, pour se perfectionner avant l'examen ou après un échec. • Conduite encadrée : pour les filières professionnelles.
Avantages de l'AAC : • Période probatoire réduite à 2 ans (au lieu de 3). • 6 points au départ, puis +3 points/an (au lieu de +2). • Plus d'expérience, meilleur taux de réussite.
Pendant l'AAC : disque « conduite accompagnée », vitesses du jeune conducteur, rendez-vous pédagogiques obligatoires.
L'examen du code (ETG)›
L'épreuve théorique générale (le « code ») : • 40 questions à choix multiples tirées d'une banque officielle. • Il faut au moins 35 bonnes réponses sur 40 pour réussir. • Questions illustrées (photo/vidéo), une ou plusieurs bonnes réponses, ~20 s par question. • 10 thèmes : circulation, conducteur, route, autres usagers, notions diverses, premiers secours, prise/sortie du véhicule, mécanique, sécurité, environnement.
Validité : le code reste valable 5 ans (ou 5 présentations à l'épreuve pratique). Vient ensuite l'épreuve pratique de conduite.
L'examen pratique (conduite)›
L'épreuve pratique du permis B : • Durée d'environ 32 min, dont ~25 min de conduite effective. • Comprend : l'installation au poste, la conduite en circulation, au moins une manœuvre, une phase de conduite autonome (~5 min) et 2 questions orales (vérification + sécurité routière/secours).
Notation sur 31 points : • Il faut au moins 20 points ET aucune faute éliminatoire. • Les 2 questions orales rapportent jusqu'à 3 points bonus.
Résultat sous 48 h sur le site de la Sécurité Routière. En cas d'échec, on repasse (le code reste valable).
Les 4 compétences (REMC)›
Le permis évalue 4 grandes compétences (référentiel REMC) :
- Maîtriser le maniement du véhicule dans un trafic faible ou nul (installation, commandes, manœuvres, vérifications).
- Appréhender la route et circuler dans des conditions normales (allure, trajectoire, intersections, signalisation).
- Circuler dans des conditions difficiles et partager la route avec les autres usagers (météo, usagers vulnérables, autoroute).
- Pratiquer une conduite autonome, sûre et économique (suivre un itinéraire seul, éco-conduite, courtoisie).
La formation en auto-école suit ces objectifs, consignés dans le livret d'apprentissage.
Les manœuvres›
À l'examen, l'inspecteur choisit une manœuvre : • Stationnement en marche arrière : en créneau, en épi ou en bataille. • Demi-tour (en s'aidant des accès, en avant/arrière). • Rangement puis départ le long du trottoir. • Freinage de précision (s'arrêter à un endroit donné) ou freinage d'urgence.
Clés de réussite : • Contrôles visuels (rétroviseurs + angles morts) AVANT et PENDANT. • Allure très lente, maîtrise de l'embrayage. • La sécurité prime : on s'arrête plutôt que de gêner ou de forcer le passage.
Les fautes éliminatoires›
Une faute éliminatoire = échec automatique, même avec 20 points. Principales : • Intervention de l'inspecteur (volant, frein, parole) pour éviter un danger. • Franchissement d'une ligne continue avec mise en danger. • Non-respect d'un feu rouge, d'un STOP, d'un cédez-le-passage ou d'une priorité. • Circulation prolongée à gauche, à contresens, ou sur une voie interdite. • Vitesse excessive dangereuse, mise en danger d'un usager (piéton, cycliste). • Non-bouclage de la ceinture, oubli manifeste de sécurité.
À retenir : la sécurité prime. Une conduite prudente vaut mieux qu'une prise de risque.